Les âmes sœurs

Est-ce parce qu’elle a commencé un nouveau roman qu’Emmanuelle décide ce matin-là de faire la salariée buissonnière? Il semblerait… puisque, une fois les enfants casés à l’école ou chez la nourrice, le mari parti et la clé tournée dans la serrure, elle n’a de cesse de trouver un endroit calme pour poursuivre sa lecture. Mais les mots qu’elle absorbe, l’histoire de Lila, son amour fou pour Malik, sa passion pour la photographie sont autant de questions qui lui reviennent en boomerang dans la figure. Un mari qu’elle n’est pas sûre d’aimer? Un boulot qui l’ennuie? C’est ça, sa vie? Avec peut-être, en plus, le risque de la perte, de l’accident pour ses enfants, de la maladie pour elle et ceux qu’elle aime, à l’image d’Héloïse, sa meilleure amie, qui a récemment succombé à un cancer? Emmanuelle profite de cette escapade, dans un Paris qu’elle voit sous un jour nouveau, pour faire le point et l’on suit ses pérégrinations autant que sa lecture, véritable rampe d’appui de ses réfléxions…

J’ai lu ce livre vite. Sans déplaisir mais sans réel enthousiasme non plus. J’ai trouvé certains passages sur la vie quotidienne ou le plaisir de la lecture très réussis. D’autres beaucoup plus convenus, comme déjà lus ailleurs… Cette déambulation dans le grand magasin par exemple, avec l’incontournable séance beauté qui, comme le masque à l’argile, révèle à l’héroïne son nouveau visage. Le risque, quand on mène deux histoires de front, comme le fait Valérie Zénatti dans ce livre, c’est de n’aller au bout ni de l’une, ni de l’autre. Et c’est un peu l’impression qui me reste après lecture. Lila est ébauchée, Malik est à peine entrevu. Emmanuelle entame quelque chose, hésite puis renonce, fait demi-tour, se contente d’une fugitive impression de bonheur. Seul action d’éclat : elle se dit qu’elle n’ira plus jamais travailler dans ce bureau qu’elle abhorre… Et la fin qui s’amuse à réunir – ultime clin d’œil – les deux histoires m’a semblée franchement capillotractée…

En conclusion, une lecture tiède qui me laissera peu de souvenirs…

L’avis d’Antigone, qui a trouvé la lecture agréable mais manquant d’un « je ne sais quoi »…

Les âmes sœurs, Valérie Zénatti, éditions de l’Olivier, 16€50

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