La piste de sable

Revoilà le tombeur de ces dames : Salvo Montalbano, commissaire de police à Vigata!

Ce matin-là, quand le policier se réveille, il découvre, sur la plage, devant sa maison, un cheval mort. Il semble que la bête ait été massacrée. Horrifié par le traitement réservé à cet animal, Montalbano convoque ses hommes et l’identité judiciaire afin de trouver les coupables. Mais le temps que ce beau monde arrive, le carcasse du cheval disparait et le mystère gagne en épaisseur. Un peu plus tard dans la journée, Montalbano reçoit au commissariat la belle Rachele qui vient déclarer la disparition de son cheval. Un cheval de course qui était en pension chez un ami et avec lequel elle devait disputer une course hippique à Fiacca dans quelques jours…

De rêves étranges et prémonitoires en déductions habiles, Montalbano remonte cette piste de sable qui n’en finit pas de se dérober sous ses pieds…

Disons-le tout de suite : j’ai trouvé l’intrigue de ce roman un peu faible. Andrea Camilleri nous avait habitué à mieux…. mais le plaisir n’est plus vraiment là. Au fur et à mesure des romans mettant en scène le commissaire, c’est sur lui, avant tout, que l’accent est mis. Et le lecteur se régale de le voir vivre, séduire sans le vouloir, succomber sans le savoir, se montrer gourmand jusqu’à l’excès, s’emporter pour des futilités ou bien agacer gentiment ses subordonnées. Car c’est véritablement Montalbano qui fait le sel de toutes ces histoires. Et c’est d’abord lui qu’on a envie de retrouver quand on ouvre un roman de Camilleri. Cet homme si proche de nous avec ses peurs, ses insuffisances, ses travers et son humanité tendre mais toujours cachée… Une aventure de Montalbano et quelques dialogues en dialecte bien sentis et nous voilà à notre tour en Sicile, entre routes de pierre et plage de sable, dans l’odeur du maquis, à suivre les pas du célèbre commissaire ou bien attablés devant une alléchante salade de poulpes préparée par Adelina…

Il finit une grande partie de la besogne bureaucratique qu’il était cinq heures passées depuis peu. Le reste, il décida de le faire le lendemain. Il posa son stylo-bille et le téléphone sonna. Montalbano le fixa d’un air soupçonnneux. Depuis querque temps, il était de plus en plus convaincu que tous les téléphones étaient dotés d’une coucourde autonome et pensante. Il n’expliquait pas autrement que les téléphones, de plus en plus souvent, se signalent soit au moment opportun, soit dans un moment inopportun, jamais dans les moments où on ne faisait rin.

L’avis de JM Laherrère

La piste de sable, Andrea Camilleri, Fleuve Noir, 19€90

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16 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. choupynette dit :

    encore jamais lu Camilleri dont j’ai La concession du téléphone dans ma pal depuis un bout maintenant;

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Choupynette : je ne sais pas si le livre que tu as fait partie de la série des Montalbano… à mon avis la plus savoureuse pour découvrir Camilleri.

  2. kathel dit :

    J’aime bien Camilleri en général, et Montalbano en particulier mais je n’arrive plus à suivre, il publie davantage que je n’ai le temps de lire !

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Kathel : c’est vrai, quelle pêche il a, cet Andréa et pourtant, il n’est pas tout jeune! 😉

  3. Océane dit :

    Ouh là encore une de mes nombreuses lacunes livresques !! J’ai fait un saut à la bibli samedi, j’en ai vu un de lui et je l’ai reposé…. Zut…

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Océane : si tu aimes les bourrus au cœur tendre, il faut que tu découvres Montalbano!

  4. zarline dit :

    Je ne connais pas du tout cette série. Je trouve l’intrigue autour du cheval intéressante et originale mais si tu as trouvé l’ensemble un peu faible, je devrais peut-être me tourner vers un autre livre de la série pour commencer la découverte. Dommage!

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Zarline : c’est bien de suivre un peu l’ordre chronologique car la vie sentimentale de Montalbano et de ses hommes évolue et sans les lire tous forcément, ça permet de suivre quelques fils…

  5. Richard dit :

    Comme toi, je suis un admirateur de Montalbano … À chaque nouveau roman, je me le procure et je le laisse sur ma table de chevet … en attendant de le lire … juste pour le plaisir de l’attente !
    J’ai toujours peur que ce soit le dernier …
    Merci !

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Richard : Montalbano/Petite salade de poulpe = même combat! 😀 Ça se savoure après avoir laissé la faim grandir; je suis bien d’accord avec toi! A+ Richard.

  6. Aifelle dit :

    Je n’ai rien lu de cet auteur, je pense qu’il vaudrait mieux que je commence par les premiers.

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Aifelle : toi qui a été sensible au charme de Calhoun, succomberas-tu à la virilité toute méditerranéenne de Montalba? C’est à voir… 😉 Et tu as raison, il vaut mieux commencer par les premiers car si les histoires sont indépendantes les unes des autres, les personnages récurrents ont une vie qui évolue au fil des tomes…

  7. Paola dit :

    Je les ai tous, et relus même, parce qu’il a un gros défaut : il n’écrit pas assez vite!

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Paola : Kathel trouve, elle, qu’il écrit trop… Montalbano fait partie de ces personnages auxquels on s’attache…

  8. Manu dit :

    Je n’en ai lu qu’un de la série mais je n’ai pas accroché. Notamment à cause du parlé local.

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Manu : les tournures locales, moi c’est justement ça que j’aime. Et notamment Catarella!

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