Traversées…

La diaspora des Desrosiers, de Michel Tremblay est composée de trois romans.

Le premier – La traversée du continent – narre le voyage de la jeune Rhéauna, dite Nana qui, après avoir été confiée, ainsi que ses deux sœurs, à ses grands-parents, doit les quitter pour rejoindre sa mère à Montréal. Partie de la province de Saskatchéwan, elle va accomplir un voyage de quatre jours, seule, et sera accueillie, à chaque étape, par un membre de la famille. Elle ira ainsi de découverte en surprise, au contact de chacun.

Le second – La traversée de la ville – est centré sur Nana et sa mère, deux ans après leurs retrouvailles. Alors que la guerre s’est déclarée en Europe, la jeune fille va parcourir la ville pour rejoindre la gare où elle veut acheter, avec ses maigres économies, des billets pour elle, sa mère et son jeune frère Théo afin de partir, le plus loin possible du conflit, dans la province où vivent ses grands-parents. Dans le même temps, sa mère Maria se souvient de son voyage à elle, qui lui a fait fuir la maison de ses parents pour partir aux Etats-Unis, à la recherche d’un bonheur qu’elle n’a jamais trouvé, puis revenir au Canada, près de ses sœurs Tititte et Teena.

Le dernier – La Traversée des sentiments – est le récit d’une semaine de vacances des trois sœurs – Maria, Tititte et Teena – chez leur cousine Rose, avec leurs enfants. Loin de la ville, de la pollution et du bruit, les femmes et Nana vivent une semaine au cœur de la nature, loin des soucis, dans la région sauvage des Laurentides.

On s’attache très vite aux personnages de cette trilogie, et notamment à la jeune Nana. Elle est une enfant née avec le XXème siècle et c’est à travers son regard que l’on voit le monde changer et les adultes – notamment les femmes – tenter d’apprivoiser une liberté qui ne va pas de soi. Une femme doit être mariée et mère ou célibataire et chaste…

Le français de nos voisins canadiens s’offre dans des dialogues savoureux qu’on a parfois envie de lire à haute voix, « juste pour le fun ». Il y a bien sûr quelques longueurs, et j’ai trouvé le roman du milieu – La traversée de la ville – un peu moins bien bâti que les deux autres, mais cela reste un grand plaisir de lecture. On referme le dernier volume avec l’envie de découvrir encore plus avant l’œuvre de cet auteur prolifique.

Merci Laurent pour cette belle découverte!

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22 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. kathel dit :

    Oh la la ! Je me rends compte que je n’ai encore jamais rien lu de cet auteur !

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Kathel : c’était aussi mon cas il y a quelques semaines! Tout ça, c’est de la faute d’ICB! 😉

  2. cathulu dit :

    J’ai eu ma période Michel Tremblay il y a quelques années mais je suis passée à autre chose.Pourquoi pas finalement le redécouvrir…

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Cathulu : je ne vais pas tout lire en continu mais cette première découverte m’a donné le goût de poursuivre, un peu plus tard.

  3. Anne dit :

    Mais tu pourrais valider le Québec en septembre rien qu’avec ce billet ! Cela dit, je vais m’intéresser à Michel Tremblay, jamais lu…

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Anne : je dois être la seule blogueuse qui fait des challenges sans le savoir! 😉

  4. Marianne dit :

    Bravo pour la mise en avant d’un auteur québécois ! J’avais lu pour ma part « Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges ». 🙂

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Marianne : je n’en suis qu’à mes premiers pas dans l’univers de M. Tremblay…

  5. sylire dit :

    C’est un auteur que j’ai envie de découvrir depuis longtemps mais l’occasion de s’est pas encore présentée. Je le garde dans un coin de ma tête…

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Sylire : avec le challenge Québec, tu vas devoir t’y mettre.

  6. Valentyne dit :

    En voyant le titre de ton billet , j’ai cru aussi que tu faisais Quebec en septembre 🙂
    Je note ces 3 titres
    J’ai lu cette semaine  » bonbons assortis  » de ce même MR Tremblay : un recueil de souvenirs d’enfance que j’ai énormément apprécié 🙂 et la maman de Michel s’appelle Nana 🙂

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Valentyne : oui, j’ai vu ce recueil, il a l’air passionnant. 🙂

  7. jerome dit :

    Jamais lu cet auteur, il faudrait quand même que j’essaie un jour.

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Jérôme : ben oui, y’a pas que les mini-shorts dans la vie… 😉

  8. Yv dit :

    j’ai beaucoup entendu parler de l’auteur que je n’ai jamais lu.

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Yv : bon, tu sais ce qu’il te reste à faire…

  9. In Cold Blog dit :

    Eh dis donc, toi, ne crois pas t’en être tirée à si bon compte : où sont passés Le passage obligé, La grande mêlée et Au hasard la chance ? Tu n’es qu’au milieu de ta traversée : La Diaspora des Desrosiers compte six tomes, pas trois.
    Prolifique, Tremblay. Prolifique, tu l’as dis toi-même ;-D

    1. Gwenaëlle dit :

      @ ICB : C’est la faute de ma médiathèque, ils n’ont que les trois premiers! J’y suis pour rien, moi, m’sieur l’agent!

  10. ohoceane dit :

    Un auteur inconnu de moi…. Il faut que je corrige cette lacune, d’autant que ton avis m’y encourage (et que je suis aussi fan du vocabulaire chatoyant des cousins canadiens !)

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Océane : ah oui, c’est délicieux, le langage de nos cousins!

  11. Loo dit :

    L’auteur semble intéressant à découvrir. Cette trilogie me semble intéressante pour commencer.

    1. Gwenaëlle dit :

      @ Loo : Laurent d’In Cold Blog m’a fait remarquer que ce n’était pas une trilogie puisqu’il y a encore trois autres romans derrière… Mais oui, à découvrir!

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