Saisis ta chance, Bartholomew Neil

9782253191032-XDeuxième titre de la collection Préludes, Saisis ta chance, Bartholomew Neil est un livre loufoque et attachant. Durant trente-huit ans, Bartholomew a vécu avec sa mère, mais celle-ci vient de mourir. Son fils se retrouve donc seul. Alors qu’il trie ses affaires, il tombe sur une lettre signée de Richard Gere, que sa mère admirait énormément pour son combat en faveur du Tibet. Lui vient alors l’idée de s’adresser à l’acteur à travers des lettres où il évoque son passé et les développements de sa nouvelle vie.

Parce que, selon sa mère, « le monde ne mesure pas toujours l’intelligence de la bonne manière », nombreux sont ceux qui prennent la naïveté de Bartholomew pour de l’idiotie et en font la cible facile de leurs attaques. Heureusement, dans notre monde de brutes, il peut compter sur le père McNamee pour le soutenir, et sur les livres de la bibliothèque où il passe ses journées pour lui apprendre à voir le monde autrement. Il a lu Jung et le Dalaï-Lama. Aussi bonté et synchronicité n’ont-elles plus de secrets pour lui…

Armé de ces quelques préceptes philosophiques et de l’envie de vivre sa vie, il se trouve entraîné par les circonstances et la rencontre de personnes aussi cabossées que lui dans un voyage inhabituel. Saura-t-il alors saisir sa chance?

Le Bartholomew de Matthew Quick s’inscrit dans la veine des Forrest Gump, Christopher Boone et Raymond Babbitt : personnage principal décalé, drôle malgré lui, sensible et attachant. Ame d’enfant dans un corps de géant, Bartholomew souffre à l’évidence d’un quelconque désordre mental, mais son innocence lui permet de toucher du doigt quelques vérités sur le comportement de ceux qui l’entourent et l’absurdité du monde.

Parmi la galerie de personnages plus ou moins déjantés, j’ai particulièrement apprécié le père McNamee, prêtre défroqué au passé trouble et la jeune Wendy, toute en ambiguités. Le portrait « en creux » de la mère de Barthlomew laisse aussi deviner quelques zones sombres qui donnent de l’épaisseur à l’ensemble. Seul Max, très limité question vocabulaire, a fini par me lasser.

Au final, malgré le goût de « déjà lu » (déjà vu…) qui émousse un peu le plaisir de la découverte, le livre de Matthew Quick est un roman divertissant, léger, qui délivre un message optimiste sur la vie et permet de passer un sympathique moment de lecture. Ça tombe bien : on a parfois juste besoin de ça…

A noter : à la fin du roman, quelques pistes de lecture pour approfondir le sujet ou prolonger le plaisir… Le livre comme passerelle vers d’autres découvertes : une idée que j’aime bien!

Saisis ta chance, Bartholomew Neil, de Matthew Quick, éditions Préludes. 

Publicités

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. ohoceane dit :

    Moi aussi j’ai lu Jung ^^ Bon, sinon c’est vrai que les personnages à la limite de la naïveté, très simple, et qui font face à un monde plus pragmatique et implacable, c’est le genre de choses que j’aime bien lire !

    1. @ Océane : alors celui-ci devrait te plaire! On passe un bon moment, mais pas périssable pour autant.

Votre mot à dire?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s