Guerilla Social Club

Chaque jour apporte son lot d’horreurs. Les journaux sont là pour en témoigner. Crimes, viols, enlèvements : l’humanité offre parfois des visages bien sombres, mais ces histoires ne nous concernent vraiment que lorsqu’elles touchent nos proches. Ainsi, une série de disparitions devient réellement inquiétante aux yeux de Diego Martin, le journaliste madrilène qui anime à la radio Ondes Confidentielles, quand son ami Carlos, le patron du Casa Pepe, se volatilise à son tour.

20170624_102722Aidé de ceux qui avaient déjà collaboré à la mise au jour de l’histoire des bébés volés dans Mala Vida, Diego va se lancer sur la piste de son ami disparu. Avec Ana Duran, la détective, et l’avocate Isabel Ferrer, il va réunir les fils d’une enquête complexe qui fait froid dans le dos. Plus que véritablement haletante, cette histoire est surtout effrayante parce qu’elle montre que le refoulé peut à tout instant revenir, et le passé se rejouer sous des visages à peine différents.

Dans son premier opus, l’auteur s’était surtout concentré sur l’action. Ici, Marc Fernandez décrit aussi avec justesse ces hommes et ces femmes qui se sont battus contre la dictature, et en portent toujours les stigmates. Le courage et la peur sont intimement mêlés. Derrière l’histoire habilement racontée, j’ai entendu comme un appel à la vigilance car l’Histoire prouve que la démocratie n’est jamais totalement acquise.

Guérilla Social Club, Marc Fernandez, éditions Préludes. 

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