Puissions-nous être pardonnés

Harold Silver, historien spécialiste de Nixon et enseignant, a un frère jumeau, Georges, magnat de l’industrie télévisée. Ce dernier commet un jour un acte d’une violence telle qu’il a des répercussions sur toute la famille. En l’espace de quelques secondes, la vie d’Harold bascule. Le voilà obligé de quitter la petite routine lénifiante qu’il avait mise au point pour s’occuper des enfants de Georges, de la maison de Georges, des animaux de Georges et de Georges lui-même.

Peu à peu, son univers se délite. Harold est confronté à sa propre culpabilité, et à des situation inédites qui l’obligent à improviser sans cesse. Contraint au déséquilibre permanent, il se met, comme par magie, à avancer vers celui qu’il est vraiment. Et il faut dire que l’auteure, A.M Homes, met le paquet. La vie d’Harold est une sorte de gag sans fin, qui tantôt fait rire, tantôt donne plutôt envie de pleurer. Tout ça dans un pays – les Etats-Unis – qui est lui-même en permanence au bord de la folie.

downloadLecture à la fois grinçante et divertissante, Puissions-nous être pardonnés m’a moins enthousiasmée qu’Aifelle qui en a parlé récemment. J’ai trouvé l’histoire trop longue, les digressions trop nombreuses. Peu à peu, l’énergie première du récit m’a semblé se dissiper peu à peu dans ce portrait à charge d’une Amérique complètement siphonnée. Peut-être parce que je me sens trop loin de cette culture-là. Peut-être parce que ça n’était pas le bon moment pour moi de lire ce roman. J’ai sauté quelques dizaines de pages, pressée d’avoir le mot de la fin pour pouvoir ensuite passer à autre chose. Dommage…

Puissions-nous être pardonées, A.M Homes, Babel. 

5 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. aifelle dit :

    Ah oui, c’est un peu raté .. c’est vrai que c’est une lecture assez spéciale et ça passe ou ça casse (tu es sûre qu’ils sont jumeaux les garçons ? Je ne crois pas, Georges est l’aîné.)

  2. manika27 dit :

    La couverture est gourmande mais je n’arrêterai sur ce point !

    1. Gwenaëlle dit :

      Voilà qui est prudent ! 😉

  3. sous les galets dit :

    Tu sais que ça m’interroge ce que tu dis, car je lis aussi un roman américain en ce moment, et je me demande ce qui me retient, ce qui ne me parle pas (alors que c’est vraiment un très beau roman), je pense que comme tu le dis, c’est culturellement tellement loin de nous que parfois ça coince dans le propos, le déroulé ou les rapports entre personnages. Je ne le note pas du coup, mais je vais quand même aller lire le billet d’Aifelle.

    1. Gwenaëlle dit :

      Oui, je crois qu’on prend vraiment des chemins divergents… enfin, j’espère !

Répondre à sous les galets Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s